Le rouge ...

Publié le 11 Mars 2016

Couleur éblouissante et qui voque... elle joue avec les paradictions/contradoxes et tourneboule les émotions ^^... 

rouge

 

 

 

Savoure moi savoure toi savoure le Rouge mon amour....

Jasmin Le Nozach  

(Tenir Rouge)

 

 

Eclosion d'incarnat ....

(Des heures ... des minutes .... des secondes ....)

 

 

Tentation ...

(Des Femmes au fil des vagues....)

 

" Comment imaginer 
la passion écarlate 
d’un monde indicible sans la connivence du marchand de couleurs ?"  (Marie Ange Sebasti)  

(Pas Cadencé)

♪♫ ROJOTANGO - Milonga Del Ange (Piazzolla) 

 

 
Le rouge Baiser
- Qu'est-ce que tu aimes le plus au monde ?
Il prit le temps de réfléchir.
- L'émotion, reprit-il.
- C'est quoi, pour toi, l'émotion ?
- Une photo... Un air de jazz... Une jolie môme qui fout le bordel dans ma vie...
 
 
♪♫ Atlantico ''En Rouge''    ♪♫
 
obd8a827atlantico
 
 
 

 

 
Un poème,  
C’est les mots tête à l’envers, 
Et hop !!! 
Le monde est neuf. 
(Jean Pierre Siméon) 
 
Un poème,  
C’est les mots tête à l’envers, 
Et hop !!! 
Le monde est neuf. 
(Jean Pierre Siméon) 
 

 
"…. D'abord, c'est une simple présence à ses côtés, puis l'impression se précise : quelqu'un ralentit. Quelqu'un retient sa marche près de Marthe..... Une femme.
Sur le sol, l'ombre dessine une silhouette en tenue courte et des cheveux qui flottent au vent.....la femme hésite.
Elle non plus ne semble pas dérangée par le piétinement, l'impatience de la foule.
Pourquoi cette femme ne va-t-elle point son chemin ? Pourquoi donc demeure-t-elle dans les pas de Marthe ? La question demeure sans réponse mais le cheminement commun dure. Il dure longtemps.
A la longue, Marthe ne déteste pas se sentir à l'unisson de l'inconnue. Cette marche ressemble à un échange, une conversation muette. Puis soudain la femme s'arrête, à peine, un très bref instant, celui qui décide Marthe à se tourner vers elle, à la regarder enfin...
C'est le rouge qui domine et une étincelante chevelure brune. Mais voilà, il ne s'agit pas de n'importe quel rouge !
C'est le rouge du coquelicot, une couleur que Marthe reconnaît aussitôt. Sa couleur, la couleur fétiche..... 
La couleur interdite
 

 

 
Cinquante années tombent d'un coup. Cinquante années d'un mur de sable gris, car la femme inconnue est vêtue d'un corsage coquelicot, vaporeux, largement échancré sur la gorge, et ce corsage est étrangement semblable à celui que Marthe avait porté tout l'été précédant ses fiançailles avec Edmond, avant qu'il soit banni impitoyablement de sa garde-robe d'adolescente. Inexplicablement, malgré le coeur stupéfait, malgré l'émotion drue, Marthe se sent sourire. 

Elle sourit à cette inconnue... Elle sourit à sa liberté.... Elle l'approuve.
Et la femme coquelicot va rendre le sourire, avec une sorte d'acquiescement, comme si elle aussi approuvait quelque chose de Marthe.
Leurs chemins se séparent...
Qu'était devenu le corsage proscrit ? L'avait-elle jeté, offert à l'une de ses amies d'alors ? Elle l'a oublié.

On dit du coquelicot qu'il serait la fleur du désir.
Et si c'était le désir qu'elle venait de rencontrer dans la rue, le désir coquelicot?"
(Extrait du roman "La Femme coquelicot" de Noëlle Châtelet) 

                             

                  Coquelicots en juillet  

                                                                                    Petits coquelicots, petites flammes d’enfer,
                                                                                                                 Vous ne faites pas mal?

Vous tremblez. Je ne sais pas vous toucher.
Je mets les mains dans le flammes. Rien ne brûle.

Et cela m’épuise de vous regarder
Trembler comme ça, rouge vif et froissés comme une bouche.

Une bouche que l’on vient d’ensanglanter.
Oh petites jupes sanglantes !

Il y a des vapeurs que je ne peux toucher.
Où est votre opium, où sont vos capsules écœurantes ?
 
Si je pouvais saigner, ou dormir ! —
Si ma bouche pouvait épouser une blessure pareille !

Ou vos sucs distiller pour moi, dans cette capsule de verre,
Une stupeur, un apaisement.

Mais pas de couleur. Pas de couleur.
 
(de Sylvia Plath traduction de Valérie Rouzeau, Gallimard)
 
La Dérive au Rouge

 

Parce que chaque mot cache une fin du monde

et que l’ombre rend plus vive la lumière

la vie belle de sa blessure rouge

flamboie de tristesses éparpillées

Un rouge exubérant à en mourir

un rouge à aimer sans prendre souffle

à boire comme un merveilleux poison

Le rouge de mon amour me brûle si fort

 

Le flamboyant rouge au silence violent

feu de joie ou sacrifice sanglant

le flamboyant carnivore suce le sang de l’été

mon cœur en fait autant, j’en suis maculée

Nous sommes comme des amants voraces

 

Qui me dira qu’il n’est pas beau de pleurer

qui me dira de me livrer dans l’instant vermeil

et pourquoi le sang tenace de l’été renaît

dans l’orgasme du flamboyant...

(Kettly Mars )
 
 
La force expressive ...

Egon Schiele

 
 
 
 
♪♫ Trois couleurs Le Rouge  ♪♫
 

 

 
 
 
 
Fleur sanglante ...


 

(La femme rouge de Titouan Lamazou)

 
" Il me semble parfois que mon sang coule à flots, 
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure, 

Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure…"
(Les Fleurs du mal Baudelaire) 

 

 

 

 

                                             Bleu Sang  ...

Enki BIlal 

 

 

 

''Quand je n'ai pas de bleu je mets du Rouge '' Picasso

( .. euh Rouge comme une cerise, un coq, une écrevisse, une pivoine, une tomate ? )

 
 
 
"Le vin... Fait surgir plus d'un portique fabuleux dans l'or de sa vapeur rouge, comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux". Baudelaire
 

 

 

 

Elisabetta Rogai    peint des tableaux avec des restes de vin rouge...
 
 
 
 
 
Fils Rouges " The Key in the hand''   de Chiharu Shiota à Venise 

 

Une monumentale installation de fils rouges, plus de 50000 clés y sont accrochées. Les clés du quotidien parfois rassurantes, sécurisantes garantes de l'intimité .. avec en prime la clé du mystère qui nous ouvre une vérité,.......puis celle qui au contraire nous emprisonne dans un très lourd secret, et aussi la petite clé des songes qui illumine les profondeurs de notre subconscient...... puis encore la clé de sol, la clé des champs, la clé de bras, la clé de 12 et à molette ainsi que la clé de voûte ...
 
 

Deux mains-barques récoltant un tonnerre de souvenirs, d'opportunités et d'espoirs .... gisent sur le sol.

 
 
 
 

Le Rouge de Gérard Fromanger

 "Quand je pose du rouge sur la toile blanche, ce rouge n'est rien et la toile n'est pas blanche. Ce rouge n'est pas un monochrome immatériel, ni un symbole, ni une vérité, ni un feu, ni la trace d'un désespoir. Ce rouge est seul, rien ne le colore, ne le refroidit, ne le réchauffe, il n'est rien tant qu'il est un rouge seul, il n'a pas de sens, il n'est qu'une vague trace de peinture. Mais sa présence établit un fait nouveau et inaugure un processus. Bouillonnant, éclatant, le rouge piaffe d'impatience et en supporte pas sa solitude. Il demande, il supplie, il exige un vert, même petit, là-haut dans l'angle et le vert apparaît, complémentaire, indispensable à la vie du rouge."
 
 

 

 
 
 
 
Ombres écarlates ...
 

 

 

 

 

 

 

                                   

                                  (Le Cercle Rouge)

 
 
le ROUGE soleil de Miro ...

le ROUGE soleil de Miro ...

Rédigé par Ccils

Publié dans #couleurs, #musiques, #Poésie, #Mots imagés

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